30 octobre 2014

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[Mgr Marcello Semeraro, évêque d'Albano (Italie)] Notification aux curés sur la "Fraternité Saint Pie X"

SOURCE - Mgr Marcello Semeraro, évêque d'Albano (Italie) - traduction par Christus Vincit - 14 octobre 2014

Au cours des dernières semaines, sont parvenues à la Curie diocésaine des demandes de précisions concernant la célébration des sacrements à la "Fraternité Saint-Pie X" d'Albano Laziale. 

À cet égard, il est bon de préciser que la "Fraternité" n'est pas une institution (ni paroisse, ni association) de l’Église Catholique. 

Cela est vrai même après le décret de la Congrégation des évêques du 21 Janvier 2009 par lequelle le Saint-Père Benoît XVI, en répondant avec bienveillance aux demandes répétées de la part du Supérieur général de la Fraternité Saint-Pie X, a levé l'excommunication qui frappait depuis le 30 Juin de 1988 quatre prélats de la même Fraternité. 

Cela a été souligné par Benoît XVI dans sa Lettre aux évêques de l’Église Catholique du 10 Mars 2009 : "la Fraternité n'a aucun statut canonique dans l'Église et ses ministres - même si ils ont été libérés de la punition ecclésiastique - n'exercent de façon légitime aucun ministère dans l’Église "(in AAS CI [2009], n. 4, p. 272). Benoît XVI lui-même, dans la suivante Lettre m. p. Ecclesiae unitatem du 2 Juillet 2009 a réaffirmé : "la levée de l'excommunication était une mesure prise au regard de la discipline ecclésiastique pour libérer les personnes du poids de la conscience représenté par la censure ecclésiastique la plus grave. Mais les questions doctrinales évidemment demeurent et jusqu'à ce qu'elles soient clarifiées, la Fraternité n'a pas de statut canonique dans l’Église et ses ministres ne peuvent exercer de façon légitime aucun ministère "(AAS CI [2009], p. 710-711) .

En conséquence de ce qui précède, nous devons répéter ce qui a déjà été formulé dans la note pastorale sur la FSSPX de Mgr Dante Bernini, où nous lisons: 

Les fidèles catholiques ne peuvent pas assister à la Messe ni demander et / ou recevoir les sacrements dans ou par la Fraternité. Agir autrement reviendrait à rompre la communion avec l'Église Catholique. 

Par conséquent, tout catholique qui demande et reçoit les sacrements dans la Fraternité Saint-Pie X se met, de fait, dans la position de ne pas être en communion avec l'Église Catholique. Une réadmission dans l'Église Catholique devra être précédée par un adéquat parcours personnel de réconciliation, selon la discipline ecclésiastique établie par l'évêque. 

Il est regrettable sincèrement que certaines options, surtout quand elles concernent l'initiation chrétienne des enfants et des jeunes, soient en contraste avec les orientations pastorales de l’Église italienne et avec les choix qui s'en suivent du diocèse d'Albano, où la priorité a été donnée à la formation pour la croissance et la maturation de la vie de foi. 

Aux curés la charge de donner les informations nécessaires aux fidèles. 

De la Curie d'Albano, le 14 Octobre 2014, Prot. 235/14.

Marcello Semeraro, évêque

[FSSPX Italie] A propos de la notification de Mgr Semeraro

SOURCE - District d'Italie de la Fraternité Saint Pie X - version française par CMdelaRocca - octobre 2014

Dans une notification du 14 octobre dernier, Mons. Marcello Semeraro, qui administre le Diocèse Suburbicaire d'Albano, a pensé de déclarer que la FSSPX n'est pas "une institution de l'Eglise Catholique" et que les fidèles ne doivent pas la fréquenter pour ne pas rompre la communion avec l'Eglise.

Nous pourrions répondre beaucoup de choses à Mons. Semeraro, en gardant son point de vue.

Nous pourrions lui demander s'il sait que la Fraternité a été érigée avec l'approbation de l'évêque de Fribourg en 1970, que le Saint Siège lui a conféré le Décret de Louange en 1971; s'il sait que la même maison de la fraternité à Albano, avec son oratoire semi-public pour y administrer les sacrements, a été érigée canoniquement par son prédécesseur Mons. Raffaele Macario le 22 février 1974 (prot. 140/74).

Nous pourrions aussi lui demander comment il concilie ses interdictions avec les déclarations officielles du St Siège, qui avec la réponse de la Commission Ecclesia Dei du 18 janvier 2003, disait qu'il est possible de satisfaire le précepte de la Messse dominicale " en assistant à une messe célébrée par un prêtre de la FSSPX"; où comment il pense que l'on puisse "rompre la communion avec l'Eglise" en allant à la messe de la FSSPX quand le St Siège lui-même ne retient plus hors de la communion les évêques de la même fraternité; où s'il pense que des présumées irrégularités canoniques équivalent à une rupture de la communion.

Nous pourrions aussi lui demander pourquoi lui, l'évêque, peut organiser une veillée œcuménique dans la cathédrale (18 janvier 2014) pour y prier avec des personnes qui certainement ne sont pas "en communion avec l'Eglise catholique" comme une "pasteur " évangélique et un évêque orthodoxe (orthodoxes auxquels en 2009 il a donné l'église San Francesco de Genzano, construite par nos pères pour le culte catholique); pendant que ses fidèles ne pourraient prier avec d'autres catholiques à la Messe de la Fraternité.

Nous pourrions lui demander pourquoi l'ouverture d'esprit du diocèse est si large à s'ouvrir le "premier forum des chrétiens homosexuels", tenu dans la maison des Pères Somaschi les 26-28 mars derniers,mais pas à ceux qui demeurent attachés à la Tradition de l'Eglise catholique.

Nous n'attendons pas de réponse sur ces points qui montrent de manière limpide les contradictions de Mons. Semeraro.

La Fraternité fonde son ministère envers tous les fidèles sur la nécessité de combattre les erreurs contre la foi catholique romaine qui sont diffusées dans l'Eglise par les évêques même: de l'indifférence œcuménique par llaquellese peut donner du crédit à toutes les religions comme si elles étaient des voies de salut, jetant à bas le Premier commandement de Dieu, jusqu'à l'adoption d'une liturgie qui s'éloigne de l'expression des dogmes de l'Eglise romaine pour devenir semi-protestante et irrévérencieuse. Erreur qui s'étendent toujours plus, comme il s'est vu au cours du dernier Synode , où sous apparence de miséricorde, l'on a discuté de la possibilité de modifier le Sixième Commandement et de renoncer dans les faits à l'indissolubilité du mariage chrétien.

L'état de grave nécessité générale, du à la diffusion capillaire d'erreurs contre la Foi de la part de la hiérarchie ecclésiastique fonde canoniquement le droit et le devoir de tout prêtre fidèle de donner les sacrements et une authentique instruction catholique à qui le demande.

La FSSPX, à l'exemple de son fondateur, continuera à transmettre intégralement le dépôt de la Foi et de la Morale catholique romaine, s'élevant ouvertement contre toutes les erreurs qui veulent les déformer, sans craindre les menaces et sanctions canoniques injustes puisque ce dépôt, ni Mons. Semeraro, ni aucun autre membre de la hiérarchie ne pourra jamais le changer. Comme le dit Saint Pierre: “il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes”.

Tous ceux qui désirent recevoir les sacrements comme l'Eglise les a administrés toujours, recevoir un catéchisme pour leurs enfants, une formation pour les adultes, une direction spirituelle et un réconfort pur les malades seront toujours les bienvenus.

Le district d'Italie de la Fraternité Saint Pie X.