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6 février 2016

[Le Rocher - Lettre circulaire aux fidèles de Suisse de la FSSPX] Journal de route du District de Suisse

SOURCE - Le Rocher (n°98) - Lettre circulaire aux fidèles du district de Suisse de la FSSPX - février/mars 2016

Bien chers fidèles,

Fêter les cinquante ans du concile Vatican II sans en faire le bilan, paraît un peu léger ! A moins qu’établir une année de la miséricorde revienne à dire que c’est le moment de l’invoquer, au vu des chiffres calamiteux qui crèvent les yeux de ceux qui peuvent encore voir.

Ces cinquante années consistèrent surtout en la mise en place – au lieu de l’antique Tradition – d’une nouvelle tradition dite vivante… et qui est moribonde. C’est une tradition qui ne transmet plus rien. Un fait assez évident, qui peut être remarqué par la plupart, est qu’il se trouve encore de très bonnes personnes qui fréquentent l’église conciliaire. Mais combien d’entre elles (prêtres ou fidèles) ont réussi à transmettre à leurs enfants la foi catholique dans son intégrité ? Elles sont plus que rarissimes ! La nouvelle messe, si elle n’a pas réussi à anéantir leur foi, les a tout au moins rendues stériles. Leurs enfants ne savent plus prier, plus pratiquer, ignorent tout du catéchisme et de la morale. Parfois quelques traces de religiosité perdurent, mettant encore mieux à nu la carence de la vraie religion transmise depuis deux mille ans. S’ils veulent se ressaisir, le cri envers la Miséricorde doit être lancé, un SOS tonitruant et humble doit éclater vers le Ciel.

Le déficit est manifeste à tous les niveaux. Mon but ici n’est pas de relever les déficiences habituelles, mais bien de mettre en évidence la catastrophe dont vont hériter les générations futures. Bien sûr, il reste passablement d’évêques, mais derrière eux, c’est le vide béant ! Plus de prêtres, plus de vocations… qui va donc transmettre l’héritage ? La famille n’est plus soutenue, et les écoles catholiques sont vidées de leur contenu. Où les principes et les valeurs vont-ils trouver refuge ? Les missionnaires sont encore envoyés mais pour sauver la planète, car le salut des âmes est absolument garanti. La vision qu’ont les 1,254 milliard de catholiques[1] de leur Église est peu réjouissante : pour peu qu’ils y réfléchissent, ils doivent se sentir comme ces millions de protestants au lendemain de la réforme. Les contours de leur religion sont bien vagues, la politique s’y mêle à souhait et les chefs zigzaguent de-ci de-là ! Vraiment tout comme au XVIe siècle ! L’Église comme boussole, comme phare de vérité, comme seul fondement du salut, comme unique portail pour le Ciel, cela s’est comme volatilisé.

L’Église pouvait être comparée à deux tours presque conjointes, merveilleuses et élancées, qui se voyaient de loin. La première était la doctrine, et sa jumelle la morale : toutes deux finement décorées mais extrêmement solides sur leurs assises. En elles, l’art, la philosophie, les sciences humaines et divines se fréquentaient et se fécondaient mutuellement. Certes quelques trompe-l’œil sur les murs, mais aucun dans les vérités essentielles. De mauvais princes, il y en a toujours eu dans ses murs, mais ils se devaient de les raser de près, car la vertu et la sainteté avaient le pas sur eux. Mais voilà, ces deux tours se sont effritées bien avant le 11 du 9 ! Un immense nuage de poussières s’est élevé, mais peu à peu, lorsque celui-ci s’est dissipé… une nouvelle merveille est apparue. Bien plus petites, presque minuscules, mais semblables quasi en tout point à leurs grandes sœurs, deux tours émergeaient ! L’Église ne peut disparaître, et donc sa doctrine et sa morale ne pouvaient partir en fumée. Elles n’ont plus certes le rayonnement ou l’élévation qu’elles ont pu avoir. On ne les voit plus d’aussi loin, mais pour ceux qui les recherchent, elles se devinent assez facilement.

Car l’unique question légitime pour les hommes de bonne volonté reste : où puis-je recevoir l’enseignement de Jésus ? Tout le reste, on s’en moque. Qui peut me garantir que les paroles reçues par les Apôtres me parviennent sans édulcoration ? Les protestants ne le peuvent pas, il y a fracture dans la transmission. Les modernistes non plus, puisque pour eux avant le concile c’était le désert ! Il suffit de prendre les notes d’un cardinal Kasper[2] qui remontent pour la plupart à cette époque. Les documents de Jean-Paul II étaient truffés de références au concile. Les exemples abondent. Dans nos milieux au contraire, tout est traditionnel, c’est d’ailleurs bien ce que l’on nous reproche sans cesse : de ne pas évoluer ! C’est une quasi-canonisation, qui peut en mon sens être acceptée ! Mgr Lefebvre en vrai prince de l’Église, nous a transmis les deux colonnes, et quasi toute la mouvance conservatrice y trouve ses origines. Certains l’oublient quelquefois.

Concrètement, où trouve-t-on dans l’Église des jeunes adolescents capables de chanter le grégorien en suivant la méthode des neumes[3] ? Qui sait donner une définition d’un sacrement ? Qui sait chanter le Credo ? Qui fait la prière avant les repas ? Qui sait utiliser un chapelet sans le laisser constamment pendu dans sa voiture ? Qui sait se confesser en distinguant les fautes graves des vénielles ? Je puis ainsi continuer aisément des lignes durant sur des aspects qui démontrent qu’il y a des lieux de transmission qui perdurent ! Sans omettre non plus les sempiternels trompe-l’œil et les mauvais chrétiens… L’essentiel qui doit être dit, c’est que, grâce à Dieu, l’héritage est conservé et même qu’il se répand. Ainsi une tradition vivante qui se meurt ne peut être dite de Dieu car « l’amour divin est extatique (ex-stare = se tenir hors) et cette extase ne permet pas aux amoureux d’être à eux-mêmes, mais bien à ceux qu’ils aiment »[4]. Dieu se donne, c’est tout le mystère du salut. Sa religion est donc par définition un don parfait. A partir de cela, le respect des religions sort de sens, et il ne reste plus que le désir de réunir respectueusement les hommes dans la religion que le Christ nous a donnée et qui de manière souveraine a traversé les siècles pour parvenir jusqu’à nous.

Alors le chantier est immense, mais l’optimisme aussi. C’est ce que j’aimerais souhaiter à tous afin de continuer cette grande entreprise de reconstruction. Le bon Maître, comme toujours, n’attend que les ouvriers.

Abbé Henry Wuilloud
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[1] Statistique fin 2013.

[2] L’exemple est donné lors de ses thèses rendues publiques avant le synode. Il cite abondamment le cardinal Ratzinger : http://chiesa.espresso.repubblica.it/articolo/1350729?fr=y&refresh_ce

[3] La notation neumatique carrée, calquée sur les portées à quatre lignes, reste utilisée dans les éditions modernes de plain-chant, c’est-à-dire essentiellement le chant grégorien.

[4] Pseudo-Denis.

[Le Rocher - District de Suisse de la FSSPX] Journal de route du District de Suisse

SOURCE - Le Rocher (n°99) - District de Suisse de la FSSPX - février 2016

13 novembre 2015
Le Seigneur a reçu sa coupe de fiel à Lausanne. Le théâtre de Vidy acceptant la pièce de ce malfrat de Castellucci, a permis à cet individu de venir dans notre pays pour souiller l’image du Christ. Mais les catholiques de la Tradition ont su réagir, et nous sommes très fiers de ces près de trois cents personnes présentes en ce vendredi soir devant le théâtre. Elles n’ont pas supporté qu’on puisse ainsi dégrader l’image de leur Dieu.

Parmi nous se trouvait un couple de chrétiens qui voulaient également participer à notre action, car la veille ils avaient assisté à la représentation. A mon grand étonnement, ils n’en étaient même pas sortis écœurés ! Nous avons dû leur expliquer le message afin qu’ils puisse saisir la pensée de l’auteur. Mon Dieu ! y a-t-il plus bête qu’un libéral ! On souille le visage du Bien-Aimé, et il faudrait chercher à découvrir le puissant transport émotionnel que cela produit ! Pour prendre un exemple dans un autre registre : le violeur de leur fille pourrait tout autant leur expliquer qu’il est en train de lui faire découvrir de nouveaux horizons et qu’il est quasi son bienfaiteur ; ces pauvres gens en arriveraient à être béats d’admiration !

Non, nous n’avons pas besoin d’aller voir cette pièce pour avoir l’objectivité nécessaire, le message de cette dernière étant absolument translucide, d’une clarté à en pleurer. Car comme disait l’autre : mieux vaut être une vraie croyante qu’une fausse sceptique… Lorsque l’auteur arrive à dire que « la matière fécale devient autre chose… devient une possibilité, devient une prière même »[1], on arrive à un summum, mais voilà, pour un libéral, il s’agit toujours de se mettre à la place d’autrui et de tenter de comprendre sa démarche ! On pourrait remettre à jour la sentence : « tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute »… de cette manière « tout blasphémateur vit aux dépens des chrétiens libéraux qui le soutiennent » !

Le desservant local, très reconnaissant d’avoir été autant entendu a transmis les mots suivants aux différentes chapelles : « La communauté de l’Oratoire Saint-Charles-Borromée, remercie chaleureusement les fidèles de la Suisse romande pour leur soutien spirituel et leur présence à Lausanne lors de la manifestation contre la pièce blasphématoire de Romeo Castellucci. Avec près de 300 personnes, la mobilisation a dépassé ses espérances et permis de réparer cet outrage dans de bonnes conditions. Qu’ils soient assurés de ses prières à leur intention. »
21 novembre 2015
Belle affluence dans l’église du Cœur Immaculé de Marie à Ecône, pleine d’enfants et de parents. Aujourd’hui, fête de la Présentation de la Vierge au temple, l’école Fleurs de Mai veut se consacrer à Notre-Dame, qui recevra une place d’honneur dans le hall de l’école.

Ayant la joie de célébrer la sainte Messe, je ne puis m’empêcher de dire qu’une consécration me fait toujours craindre que cela ne reste qu’un acte passager ! Aujourd’hui belle fête, et demain pfuit… déjà oubliée ! Alors que se consacrer manifeste un engagement, une volonté ferme de se mettre dans le cas présent sous le patronage de la Reine des Anges ! Pour une école, cela devient le devoir de tous de le rappeler par des paroles, et mieux par l’exemple.

La cérémonie terminée, tous partent en procession, malgré un temps menaçant, vers Riddes. Et c’est avec un beau rayon de soleil que nous sommes accueillis à l’école. Vous connaissez peut-être le dicton qui dit que le samedi, il ne peut jamais faire totalement mauvais et qu’il reste toujours un coin de ciel bleu. Ce sont les anges qui le veulent, pour célébrer ainsi le jour de la très sainte Vierge. Eh bien encore une fois, cela s’est bien manifesté. A vous de faire vos expériences.

Il restait donc à mettre la nouvelle statue sur son nouveau trône et à faire, au milieu de tous ces enfants, la consécration proprement dite. Pour rejoindre le mot d’introduction au Rocher : où se font encore de telles cérémonies ? Vraiment on n’est bien que dans notre petit monde, surtout qu’un apéritif vint encore mettre un peu de soleil dans nos gosiers !
24 novembre 2015
Réunion en assemblée générale de Fleurs de Mai qui, malgré une année qui s’annonçait très difficile en matière de finances, a su faire les bons réglages et ainsi clôturer avec une faible perte. Cela permet d’échafauder plus sereinement les projets futurs ! La capacité de l’école et les transports sont les difficultés récurrentes à traiter, mais l’équipe dynamique et généreuse qui entoure notre école est prête à relever, avec la grâce de Dieu, tous les défis.
30 novembre 2015
Réunion de prêtres à Salvan. Nous aimons bien ce petit passage chez nos révérendes sœurs dans leur couvent qui nous reçoivent si bien. Nous avons un conférencier laïc qui vient nous présenter son travail de thèse sur le prêt à intérêt. Que cela puisse intéresser des prêtres peut vous étonner, mais la morale catholique touche à tous les domaines, et il serait bon que notre époque s’en souvienne un peu plus. Pour résumer très brièvement la thèse, on peut dire qu’un intérêt qui ne supporte pas sa part de risque n’est pas moral. Les taux usuriers en sont l’exemple classique.

Nous avons aussi une conférence sur dom Paul Benoit que les prêtres desservant Les Rousses connaissent, mais vous aussi, chers lecteurs, par différents articles du Rocher. De l’écrivain antimaçonnique aux aventures missionnaires dans l’immense Manitoba canadien, quelques traits de cet intrépide prêtre du Jura nous ont été brossés. Il avait un de ces caractères bien trempés, que l’on peut encore retrouver quelquefois sur les bords du lac des Rousses !
4 - 5 décembre 2015
Les travaux vont bon train à San Damiano. Nous espérons que la toiture de la nouvelle église puisse être posée avant la fin de l’année, ce qui pourrait nous permettre de la bénir vers le milieu de la nouvelle année. Je n’ose pas encore prévoir de date fixe, car les retards sont fréquent dans ce coin de pays ! Mais pour les dévots de Notre-Dame des Roses, qu’ils sachent qu’ils peuvent réserver quelques jours pour l’inauguration de la nouvelle église dans le courant du mois de mai ou de juin…, nous préciserons la date dès que possible.
7 décembre 2015
Pour la seconde réunion de prêtres – celle de la partie germanophone du district –, un abbé nous fait une lecture critique du rapport final du synode sur la famille. Nous sommes très satisfaits qu’il seul se soit sacrifié pour lire les 46 pages du document, le style « langue de buis »[2] étant tellement lourd et vide en même temps ! Le chapitre « Discernement et intégration » est celui où les non-dits et les équivoques se voient le mieux. On y trouve quelques lignes insoutenables et non catholiques que les plus fervents conservateurs semblent avoir avalé. On se demande où sont passées les paroles courageuses du cardinal Müller devant un tel compromis ! Toujours la même manière d’agir : les grands principes affirmés, il reste un grand laxisme dans la pratique… ainsi tout le monde peut tirer les marrons du feu. Mais pendant ce temps, gravement blessée, la famille catholique gît et les pasteurs passent en regardant de l’autre côté !
Avent
Je reçois une très belle lettre de la lecture de laquelle je ne puis vous priver, car beaucoup ont dû ressentir la même volonté et les mêmes difficultés. Mais voilà, de le faire ensemble, cela semble bien encourageant : En réponse à votre demande de supprimer jusqu’à Noël la télé, jeux Nintendo, etc., j’ai pris la ferme résolution devant Notre-Seigneur que je ne toucherai point à ces jeux et télé jusqu’à Noël, car je désire par ce petit sacrifice, demander une grande grâce : en réparation de mes nombreux péchés, et la prompte délivrance des âmes du purgatoire. Par le passé, j’ai souvent fait des promesses, mais je ne les ai pas toujours tenues ; je désire demander humblement pardon à Dieu, afin qu’il me fasse Miséricorde. Voilà, mon petit sacrifice est en route et je tiens à bien l’exécuter. En souhaitant que ces quelques lignes vous fassent plaisir.
8 décembre 2015
Avec toute la pompe convenant à cette grande fête : messe solennelle à Oberriet.
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[1] rts.ch

[2] La langue de bois ecclésiastique.

5 février 2016

[DICI] Prise de soutane au séminaire de Flavigny (France)

SOURCE - DICI - 5 février 2016
Le 2 février 2016, en l’absence de Mgr de Galarreta, retenu par un empêchement de dernière minute, c’est l’abbé Niklaus Pfluger, 1er assistant du supérieur général de la Fraternité Saint-Pie X, qui a remis l’habit clérical aux 12 séminaristes de 1ère année : 4 Suisses, 3 Français, 2 Italiens, 2 Gabonais et 1 Nigérian. Il était assisté de l’abbé Patrick Troadec, directeur du Séminaire Saint-Curé d’Ars (diacre) et de l’abbé Prudent Balou Yalou, prieur de la Mission Saint-Pie X de Libreville, Gabon (sous-diacre).
 

[DICI] Prise de soutane au séminaire de Zaitzkofen

SOURCE - DICI - 5 février 2016
Le 2 février 2016, Mgr Bernard Tissier de Mallerais, évêque de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, a remis l’habit clérical aux 9 séminaristes de 1ère année du séminaire du Sacré-Coeur de Jésus de Zaitzkofen (Allemagne).
 

[DICI] Prise de soutane au séminaire de Winona (Etats-Unis)

SOURCE - DICI - 5 février 2016

Le 2 février 2016, Mgr Bernard Fellay, Supérieur Général de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie X, a remis l’habit clérical aux 10 séminaristes de 1ère année du séminaire Saint-Thomas d’Aquin à Winona (Etats-Unis).